Un réalisateur qui intrigue, une distribution sans maillon faible, un sujet porteur qui bouleverse, une approche tendre et intimiste… Présenté au Centre Phi le 25 novembre, Moonlight a tous les atouts pour devenir le meilleur film de 2016. La preuve par sept.

1- Les critiques sont dithyrambiques.
Aucune note discordante ne vient troubler cette mer de louanges, un phénomène exceptionnel dans une industrie aux opinions diverses et aux avis souvent contradictoires: «Toutes les tribunes lui accordent 5 étoiles sur 5, ajoute Danny Lennon, commissaire cinéma. Rarement un film indépendant a été acclamé aussi unanimement.»

2- Le scénario frappe dans le mille.
Ce coming-of-age movie brosse le portrait de Chiron, un enfant qui grandit dans un quartier difficile de Miami et qui se découvre homosexuel alors que son environnement lui prescrit des valeurs dites viriles: «Échelonné sur 20 ans, le scénario traverse trois périodes: l’enfance, l’adolescence et la vie de jeune adulte, explique Danny Lennon. On parle d’intimidation, de toxicomanie, de violence – des sujets qui sont toujours actuels – et on ne bascule jamais dans la facilité.»

3- Le réalisateur surprend et impressionne.
Barry Jenkins, qui signe son deuxième long métrage, nous livre cette histoire d’une véritable main de maître. Les images sont sublimes, la technique est irréprochable. Moonlight trouve sa splendeur dans les émotions qu’il exprime tout en douceur et en subtilité, dans sa trame narrative où les non-dits, les gestes et les regards bouleversent autant que les dialogues. Empreint d’humanité, son pouvoir d’évocation est universel.

4- Les acteurs sont renversants.
Moonlight se distingue par son chapelet de performances qui commandent l’admiration. Dans le rôle du revendeur qui prend le jeune Chiron sous son aile, Mahershala Ali livre une performance sensible et charismatique. Naomie Harris éblouit également en mère toxicomane et négligente.

5- La symbiose musicale est parfaite.
Intemporelle. Romantique. Intimiste. La trame musicale du film sublime chaque moment déterminant avec le hip-hop de Goodie Mob, la bossa-nova de Caetano Veloso, le R&B de Barbara Lewis ou encore les airs classiques de Mozart. Les compositions originales de Nicholas Britell viennent également sceller la magie du film.

6- Les honneurs pleuvront au cours des prochains mois.
«Je suis convaincu que Moonlight récoltera son lot de prix, assure Danny Lennon. Il sera assurément de la prochaine course aux Oscars. C’est un des films les plus accomplis de l'année. Pourquoi ne pas le regarder avant que commence la fameuse awards season pour se faire une idée?»

7- Le décor américain donne le ton.
Avec en toile de fond les récentes élections américaines et alors que nos voisins du Sud alimentent tous les débats, les réflexions suscitées par Moonlight semblent prendre tout leur sens. Moonlight est également une excellente porte d'entrée pour la programmation automnale du Centre Phi sous le thème God Bless America.

Par Julie Champagne

Du 25 novembre au 20 décembre, la programmation cinéma s’inspire de la thématique God Bless America, un hommage artistique sans complaisance aux États-Unis.

À propos de Centre Phi
Le Centre Phi, c’est des salles qui se transforment au gré des activités: lancement, conférence, colloque, projection, exposition, concert, spectacle, installation interactive. C’est des studios de création et de production, avec la technologie la plus sophistiquée, mise au service des besoins artistiques. C’est un centre multifonctionnel où l’art peut s’exprimer dans tous ses états. Et c’est surtout un lieu d’échanges, d’apprentissage, de découverte, de lancement, de tournage, d’enregistrement, etc.

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