Crédit photo: Bruno Destombes

La scène musicale montréalaise a de quoi faire des jaloux: une multitude de lieux de diffusion, des artistes de tous genres et modes d'expression et bon nombre de fiers ambassadeurs. Pourtant, certains projets comme celui de Music Is My Sanctuary (MIMS) parviennent à se démarquer et à exercer une influence notable au sein de l'industrie. Parcours d'un maniaque de son qui a su se tailler une place sur l'échiquier musical international.

Music Is My Sanctuary, c'est d'abord l'histoire d'un DJ amoureux de beats: «Je suis avant tout un nerd de musique, un passionné de recherche musicale depuis que je suis adolescent. Pour moi, être DJ c’est simplement la finalité du processus, on découvre des pépites et on les partage au public», nous raconte Alexis Charpentier, alias Lexis.

Mais cet enthousiasme ne s'arrête pas derrière les platines: fondateur du site Web Music Is My Sanctuary, Lexis est devenu une référence en matière dans le milieu. Créé en 2007, MIMS est une plateforme en ligne qui propose des découvertes musicales, mix de DJ, émissions de radio et articles rédigés par une vingtaine de collaborateurs de Montréal et d'ailleurs.

Mais, au-delà de tout ça, qu'est-ce qui fait que MIMS se distingue des autres sites Web musicaux de la métropole? Avec maintenant plus de 50 000 visiteurs uniques par mois provenant du monde entier, plusieurs se demandent quelle est la recette gagnante: «En fait, Music Is My Sanctuary est basé à Montréal, mais ce n'est pas vraiment un site montréalais parce qu'on ne couvre pas la musique d'ici avec une emphase particulière. Si on aime, on en parle, c'est tout. Notre slogan, c'est Forgotten Treasures & Future Classics, donc on couvre autant le nouveau matériel que celui d'il y a 60 ans. Au niveau des genres, on touche tout ce qui se rattache à la musique soul, qu'elle soit électronique ou plus organique... J'imagine que ça fait en sorte qu'on se distancie de la mêlée», nous explique Lexis.

Puis, le DJ nous avoue qu'il a dû travailler d'arrache-pied pour arriver à ses objectifs: «Ça a pris pas mal de temps pour en arriver là. Beaucoup de patience, mais surtout beaucoup d’amour. Je vois beaucoup de nouveaux sites qui ont une vision intéressante, mais évidemment ça ne lève pas nécessairement dès le départ et plusieurs abandonnent.» Il y a aussi l'importance de savoir bien s'entourer: «Tash [Tasha Anestopoulos] apporte beaucoup à la plateforme, il s'agit de ma partenaire pour Music Is My Sanctuary. Elle s'occupe plus du développement des affaires et des partenariats, et moi du contenu.»

Crédit photo: Bruno Destombes

MIMS radio au Centre Phi

Depuis le début de la belle saison, Lexis et son équipe investissent nos studios, tous les vendredis. «Une fois par semaine, on invite des artistes de passage à Montréal, mais aussi certains de la scène locale. Un peu dans le même esprit que la mission du site Web, on essaie de représenter tous les styles que nous couvrons: du jazz au soul, en passant par le hip-hop et la musique plus électronique», poursuit Lexis.

Ces enregistrements d'explorations musicales, ce sont des conversations avec les pourvoyeurs de la scène underground, mais surtout des sets exclusifs. Par exemple, lors d'une session dédiée aux futurs grands noms montréalais, présentée en collaboration avec NTS Radio, plusieurs invités de marque ont visité nos studios. Lunice, Pierre Kwenders, CRi et plusieurs autres se sont ainsi succédé aux platines. «Depuis la création de MIMS, j’ai toujours adoré la radio, l’écouter et y jouer comme DJ. On fait énormément de belles choses à Montréal, mais la radio c’est définitivement une composante sur laquelle on veut de plus en plus miser.»

À l'aube d'un dixième anniversaire

Il y a quelques semaines, la famille MIMS fêtait son neuvième anniversaire avec un DJ set au Piknic Électronik. Des souhaits pour 2017?  «La musique qu’on couvre est assez niche, donc ce n'est pas toujours facile, mais notre marque est solide, donc nous ne pouvons qu'espérer le meilleur pour 2017. Évidemment, on essaie de transformer tous nos projets en entreprises solides capables de payer ses collaborateurs.» Parmi ces projets, un des plus notoires s'avère probablement le 24 Hours of Vinyl, fondé en 2011 à Montréal. «C’est un marathon durant lequel une quinzaine de DJ se relaient en jouant seulement des vinyles. À ce jour, il y a eu 15 éditions dans des villes comme Londres, Paris, San Francisco et Toronto.»

Chose certaine, tant que nos oreilles en redemanderont, le collectif Music Is My Sanctuary continuera de nous épater avec ses projets audacieux. Ce vendredi dès 13h30, Lexis, Tash et leurs invités Paper Tiger, Shash'U, Planet Giza et Artbeat Montreal seront une fois de plus au rendez-vous pour vous proposer beats hors de l'ordinaire et rencontres captivantes, sur les ondes de MIMS radio.

À propos de Laurianne Désormiers
Laurianne c’est le bébé de l’équipe, mais c’est aussi celle qui œuvre au sein du Centre Phi depuis son ouverture, en 2012. Elle se dit grande, ultracurieuse et un peu baveuse (mais pas méchante); ses collègues acquiescent et ajoutent qu’elle est surtout la jeune branchée de l’équipe (un titre qu’elle assume plus ou moins), sévèrement atteinte du syndrome FOMO et dotée d’un redoutable esprit critique. Elle est adepte de culture musicale alternative (elle a animé une émission à CISM pendant plusieurs années), de films indépendants, et, par-dessus tout, d'art, celui qui a la capacité d'émouvoir, d'éduquer et de permettre une ouverture sur le monde. Gestionnaire de contenus, Laurianne met sa formation en communication marketing au service de la culture et aime contribuer au rayonnement des artistes, à Montréal et ailleurs.
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