C’est parti! La Osheaga fever s’est emparée de la métropole, tout comme les quelque 135 000 festivaliers assoiffés de spectacles et de bains de foule qui ont répondu à l'appel. Durant trois jours, nous vous entraînerons avec nous pour ce marathon un brin frénétique, question de vous amener au-delà des grandes scènes et têtes d’affiche.

Pour la première journée de cette 11e édition du festival, les mélomanes de Montréal et d'ailleurs  — environ 65% provenant de l'extérieur de la ville — étaient au rendez-vous. Avec une programmation rassemblant les vétérans californiens de Red Hot Chili Peppers, The Lumineers et Flume, pour ne nommer que ceux là, la grande cérémonie de la musique pop pouvait s'amorcer.

Juste après être passés par notre Jardin de réalité virtuelle, déplacé sur le site pour l'occasion, c'est le charmant duo Oh Wonder qui happe notre attention. Les deux londoniens Anthony West et Josephine Vander Gucht avaient donné rendez-vous aux festivaliers du côté  la scène de la Vallée, en fin d'après-midi. La formation, visiblement ravie d'être de passage à Osheaga, a fait découvrir sa pop gentille à travers quelques pièces tirées de OW, premier album paru tout récemment. C'est en réelle communion avec le public que les deux musiciens ont enchaîné Landslide, All We Do et Livewire. À surveiller lors de leur passage cet automne au Théâtre Corona.

Les ambassadeurs de la scène indie-rock

On souffle un peu pour ensuite se retrouver à quelques enjambées de là, direction la scène Verte pour un retour attendu de Wolf Parade, les pionniers montréalais du rock indépendant. La foule accueille le groupe avec nostalgie et plaisir, à la fois avide de réentendre les anciens succès de la formation et désireuse de mieux apprivoiser les nouveaux extraits dévoilés il y a quelques mois. Puis, on remarque la diversité du public. Il y a ceux qui en sont à leur premier Osheaga, jeunes mélomanes en mode découverte, puis les fidèles qui célèbrent leur onzième passage au festival, se rappelant les premières éditions où Wolf Parade jouaient sur de minuscules scènes aux côtés de We Are Wolves et Duchess Says. L'ambiance est à la fête et les retrouvailles sont généreuses, puis l'album Apologies to the Queen Mary n'a jamais sonné aussi bienUn agréable tour de force.

Peu de temps après, deux autres figures emblématiques du rock alternatif se produisent du côté des scènes principales: Beirut et Half Moon Run. Nous rejoignons la mêlée pour attraper les derniers instants du concert du groupe Beirut, dont le dernier passage au festival remontait à 2011. Cuivres, guitares et piano s'entremêlent pour offrir au public une performance bien maîtrisée, menée avec esprit par Zach Condon.

Puis, juste après le rap old school de Cypress Hill, c'est au tour des Montréalais d'adoption d'Half Moon Run, qui se font un plaisir de jouer devant une foule maintenant assez dense. Le soleil se couche pendant que s'enchaînent les multiples vers d'oreille de l'album Dark Eyes, auxquels s'ajoutent quelques extraits de leur plus récente parution, Sun Leads Me On. Le groupe, maintenant grand habitué d'Osheaga, est fidèle à sa réputation et offre un spectacle réussi, mais qui vaut tout de même la peine d'être vécu et entendu en salle.

Talent brut pour clore la soirée

Au moment où les Red Hot Chili Peppers s'apprêtent à fouler les planches de la scène principale, une escale s'impose à l'autre extrémité du site, où l'interprèete féminine Låpsley est à voir. Dans l'intimité de la scène des Arbres, la chanteuse britannique de 19 ans nous fait entendre sa pop électro et surprend par sa qualité d'exécution. Ayant lancé il y a quelques mois son premier opus Long Way Home, la jeune musicienne confirme nos attentes et offre au public dissipé mais attentif une performance singulière empreinte de minimalisme, complétée par une voix d'une richesse surprenante. Probablement notre coup de cœur de la journée.

En résumé donc: beaucoup de beaux moments, trop d'artistes talentueux à voir. Une première journée bien garnie de concerts, des festivaliers à l'enthousiasme contagieux et dame nature qui était au rendez-vous. On se croise plus tard sur la colline du parc Jean-Drapeau?

About Laurianne Désormiers
She may be the baby of the team, but Laurianne has been working at the heart of the Phi Centre since the institution first opened in 2012. She describes herself as tall, ultra-curious and just a bit cheeky (but not mean). Her colleagues would agree, adding that she is also the team's young, connected and plugged-in "cool kid" (a title she more or less accepts); is afflicted with a severe case of FOMO; and equipped with a daunting critical mind. She's a fan of alternative music culture (she hosted a radio show on CISM for several years), independent film, and most of all, art–that which possesses the capacity to move and educate people while opening a window onto the world. As Content Manager, Laurianne brings her training in marketing and communications to the service of culture, through which she particularly enjoys contributing to the local and international exposure of artists.
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