20juin2016

Événement spécial

Événement passé

Une performance de Decomposition of a Continuous Whole (2012, 2010, 2009)

Événement: 17h à 20h30
Entrée libre

Où: Espace D (4e étage)

La chorégraphie in situ Decomposition of a Continuous Whole, de taisha paggett, en cours depuis 2009, remet en question l’indexicalité de la danse à l’intérieur de l’espace de l’exposition, ici conçu comme outil critique de déconstruction et de réflexion. Selon l’artiste, en 2009: «Decomposition of a Continuous Whole est une performance où je dessine sur les murs d’une pièce, les yeux bandés. Je voulais créer un espace où je serais parmi le public, mais où j’ignorerais leurs yeux, leur regard. Je voulais aussi sortir des structures temporelles de la danse, des durées de 7, 15, 45 minutes, d’une soirée. Je voulais élargir le temps et délaisser l’arc narratif. Je voulais être dans l’expérience, tout simplement. Et je voulais que cette expérience intérieure soit aussi instructive pour moi que pour le public.»

Affinités: une série de performances, de projections et d’échanges

Dans le cadre de l’exposition Joan Jonas: From Away, DHC/ART et la commissaire invitée Barbara Clausen présenteront Affinités: une série de performances, de projections et d’échanges, un programme d’événements en deux parties, soit du 24 au 27 mai et du 20 juin au 26 août. La série proposera une conférence-performance de Joan Jonas et de Jason Moran, des performances par taisha paggett, Tanya Lukin Linklater et Simone Forti, de même que deux soirées de projections de films et de vidéos, en plus d’un après-midi d’échanges. Bien qu’ils aient des pratiques et des esthétiques qui leur sont propres, les artistes participants partagent avec Jonas son engagement et son «insistance» à lire le monde (ou les mondes) en relation avec les flux du temps, à la fois à l'encontre et à la rencontre de ceux-ci. Appartenant aux champs des arts visuels, de la danse, de la poésie et de la musique, leurs pratiques interdisciplinaires explorent le mouvement, le son et le récit non linéaire dans un esprit avant-gardiste apparenté à celui de Jonas. Leurs démarches respectives reflètent un imaginaire collectif en évolution constante qui fait écho aux divers contextes sociopolitiques dans lesquels nous vivons et qui, aussi, façonne ceux-ci.

taisha paggett est une artiste afro-américaine queer basée à Los Angeles. Ses œuvres, des explorations collectives et individuelles du corps, de l’agentivité, et de la phénoménologie de la race, sont présentées sur scène, en galerie et dans l’espace public. Dans sa pratique, par une confrontation avec des métaphores sociales, politiques, culturelles et affectives, elle tente de décentrer et de remettre en contexte les conventions chorégraphiques occidentales et les façons dont le corps et l’espace se normalisent tant dans la danse que dans la vie de tous les jours. Le travail de paggett a été présenté à Danspace (New York), Defibrillator (Chicago), Commonwealth & Council (Los Angeles), LACE (Los Angeles), Whitney Museum (New York), à la Doris McCarthy Gallery (Toronto), et au Studio Museum, à Harlem. Elle se produira prochainement à Diverseworks (Houston), entre autres. Comme danseuse, elle travaille actuellement avec Every House Has a Door, Meg Wolfe et Ashley Hunt, sur leur projet collaboratif en cours, On movement, thought and politics. paggett est professeure dans le département de danse de l’université de Californie à Riverside et détient une maitrise en danse du programme World Arts and Cultures de l’Université de Californie à Los Angeles. Elle est également cofondatrice du journal chorégraphique, itch, une plateforme discursive basée à Los Angeles.

Crédit photo: taisha paggett, Decomposition of a Continuous Whole, 2010, à VOX popoli. Photo: Brent Wahl, avec l’aimable permission de l’artiste et VOX popoli, Philadelphie.

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