15nov.2012

Événement spécial

Événement passé

Soirée d'expérimentations et de performances célébrant les 15 ans de Perte de Signal.

19h
Entrée libre

Proposé dans le cadre des événements de DHC/ART – Éducation en collaboration avec l’exposition de Ryoji Ikeda.
Direction artistique: Ariane De Blois

Depuis 15 ans, Perte de Signal joue un rôle actif dans le développement, la diffusion et la distribution des arts médiatiques et numériques, au Québec et à l’international. Il compte à ce jour une vingtaine d’artistes membres. Perte de Signal a soutenu la production de plus de 150 projets artistiques incluant des œuvres vidéo, des installations, des performances, des interventions publiques et des projections. Il a de plus produit et diffusé des expositions, organisé des résidences pour des artistes émergents locaux mais aussi établis et internationaux. Le centre propose également des ateliers pour les artistes et les programmeurs professionnels, de même que pour les étudiants et les enfants afin de les initier aux arts numériques. Depuis plus d’un an, Perte de Signal a ouvert un laboratoire en électronique pour soutenir des activités de production, de formation et de recherche-création.

Synthesthésie, de Darsha Hewitt et Alexandre Quessy
19h à 21h

Les artistes Alexandre Quessy, Darsha Hewitt, Nelly-Eve Rajotte et Claudette Lemay de Perte de signal ont conçu l’atelier Synthesthésie dans le cadre de l’exposition de Ryoji Ikeda. Au cours de cette activité novatrice et ludique, les participants étaient invités à réaliser une composition sonore expérimentale à partir de collages papiers en noir et blanc. Ces derniers, analysés par le logiciel libre Synthesthesia, servaient de «partitions visuelles» afin de générer des sons.

alexandre.quessy.net
darsha.org

Soirée performance
21h à 23h

muu, de Nelly-Eve Rajotte

La performance audiovisuelle muu de Nelly-Eve Rajotte présente des images d’une Amérique désertique mythique sous la thématique de la disparition. C’est à cet égard que les images de l’Ouest américain prennent leur sens, le désert étant l’endroit où il y a déjà eu existence, mais dont il ne reste que l’ineffable trace. Lieu de perte de repères et de temporalité. L’œuvre s’inspire esthétiquement du genre cinématographique western spaghetti: utilisation du son lent et rythmé imposant une tension dramatique, plans de caméra très larges sur de vastes paysages et plans plus subjectifs. Tout comme dans le western spaghetti où la quête violente et funeste du protagoniste se situe entre le son et l’image, muu pose l’interaction du spectateur entre l’espace vidéographique et l’espace sonore. La bande sonore inspirée de Il était une fois dans l’ouest, du compositeur Ennio Morricone, plonge le visiteur dans un univers ambigu, une ambiance déroutante qui infuse une tension faussement narrative à la vidéo révélant l’immensité, la perte et la disparition.

nellyeverajotte.com

La chambre des machines, de Nicolas Bernier et Martin Messier

Des machines constituées d'engrenages et de manivelles sont manipulées pour engendrer une construction sonore à la croisée de l'acoustique et de l'électronique. Immergé dans le son, le spectateur découvre l’interaction entre le son mécanique et synthétique. La palette sonore des machines est réinventée grâce au traitement numérique. La chambre des machines provient d’un désir de réappropriation du monde physique dans un environnement de création numérique. Le projet est également un clin d'œil aux intonarumoris, ces machines à bruit construites par les futuristes italiens au début du XXe siècle. Les intonarumoris recelaient de mystérieux mécanismes de la même manière que le font les ordinateurs aujourd'hui.

nicolasbernier.com
mmessier.com

Retour de signal, d'Érick D’Orion

Retour de signal est une composition audio performative explorant l'univers de la citation, dans ce cas-ci, des long-jeux en format vinyle de jazz. Les fragments formeront une accumulation jusqu'à un maelstrom indéfinissable de son. De cette explosion ressurgira un signal, ou deux, ou 100... Performance d'inspiration très libre, pour ne pas dire free, de la rencontre de deux personnages majeurs de la création sonore d'avant-garde, Sun Ra et John Cage, enregistré en 1986 à New York.

erickdorion.com

perte-de-signal.org

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